Innovation pédagogique, Recherche

L'auto-évaluation biaisée de la compétence scolaire : quelles conséquences pour l’élève ?

Porteurs du projet :

Pascal Pansu (LaRAC) - Coordonnateur du projet

Laurent Lima (LaRAC)

Nadia Leroy (LaRAC)

Pascal Huguet (CNRS, LAPSCO, UMR 6024, Clermont-Ferrand)

Isabelle Regner (Université Aix-Marseille)

Natacha Boissicat (LaRAC)

Thérèse Bouffard (UQAM - CA)

Carole Vezeau (UQAM - CA)

Luc Sindirian (IEN Grenoble-Grésivaudan)

Fabienne Vernet (REP-Plus, Grenoble 2)

Vincent Fréal (Grenoble 5)

Claudine Schmidt-Lainé (Rectorat de Grenoble)

 

Post-doctorant  :

Jérémy Pouille (LaRAC)

 

Doctorant.e.s :

Ludivine Jamain (LaRAC)

Laurent Brun (LaRAC)

 

Descriptif du projet :

A suivre les conclusions de PISA (2012), un des problèmes majeurs auquel le système éducatif français est confronté semble être l’élaboration de croyances négatives de compétence chez certains élèves et, corollairement, le fait de ne pas arriver à leur faire acquérir les apprentissages fondamentaux indispensables à leur avenir scolaire et social. Fort de ces conclusions, ce programme de recherche vise à étudier les jugements que les élèves ont de leurs propres compétences scolaires et leurs effets sur les apprentissages fondamentaux (français et mathématiques). Dans ce projet, nous considérons la différence entre le potentiel réel de l'élève (mesurée à partir de tests standardisés) et l’auto-évaluation de leur compétence scolaire (potentiel subjectif) : le biais d’auto-évaluation de compétence scolaire. Ce biais peut être positif (surestimation de sa compétence scolaire) ou négatif (sous-estimation) et plus ou moins important. L'objectif du présent programme comprend deux niveaux d'analyse distincts. Premièrement, à un niveau intra-individuel (l’élève), il s’agit de recueillir des informations sur la dynamique des biais d’auto-évaluation de compétence scolaire (positif et négatif) et leurs effets sur les apprentissages fondamentaux à différents niveaux de la scolarité. Pour ce faire, nous suivrons deux cohortes sur un plan longitudinal (élémentaire et lycée). Nous étudierons la manière dont l’auto-évaluation de compétence scolaire des élèves se forme ou se reforme à chaque étape de la scolarité. Nous examinerons également pour qui, quand, et comment le biais d’auto-évaluation de compétence scolaire affecte les apprentissages fondamentaux et les performances en français et en mathématiques. Deuxièmement, à un niveau inter-individuel (le jugement de l'enseignant sur l'élève), nous étudierons comment les enseignants perçoivent les élèves ayant un biais d'auto-évaluation de compétence scolaire (positif ou négatif) comparativement à ceux qui ne présentent pas un tel biais. Cela nous conduira à examiner la relation entre le biais d'auto-évaluation de compétence scolaire de l’élève et l'évaluation correspondante des enseignants. Si des résultats récents suggèrent que les élèves qui surestiment leurs propres compétences sont évalués plus positivement par leurs enseignants et ceux qui les sous-estiment sont évalués de façon plus négative, cette question doit être clarifiée et vérifiée à chaque étape de la scolarité. Pour ces raisons, nous allons examiner comment et dans quelles conditions les biais d'auto-évaluation de compétence scolaire peuvent conduire les enseignants à émettre des jugements plus ou moins favorables sur leurs élèves. En conclusion, ce programme de recherche vise une meilleure compréhension de la dynamique du biais d’auto-évaluation de compétence scolaire chez certains élèves et de leurs effets au niveau intra-et inter-individuels. Sur un plan pragmatique, ces nouvelles connaissances pourront contribuer à guider les réflexions sur les pratiques d'enseignement.

 

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Mis à jour le 13 juillet 2018