Marlène Bel, Docteure en Sciences de l'Éducation

Directeur de thèse : Professeur Pascal Pansu, Université Grenoble Alpes, LaRAC, et Professeur Alain Somat, Université de Rennes 2, LP3C

Jury de thèse : Professeur Michel Dubois (Université Grenoble Alpes, Président du jury), Professeure Valérie Fointiat (Université de Lorraine, Examinateur), Professeur Pascal Marquet (Université de Strasbourg, Rapporteur), Professeur Thierry Meyer (Université Paris Nanterre, Rapporteur), Docteure en Neuropsychologie Michèle Moessinger (Groupe Renault, Technocentre Guyancourt, Encadrant Industriel), Chef de projet Yves Page (Direction de la Recherche, Groupe Renault, Technocentre Guyancourt, Examinateur Industriel), Professeur Pascal Pansu (Directeur de thèse), Professeur Alain Somat (Directeur de thèse)

Date de soutenance : 15 décembre 2016

Résumé :

Cette thèse a pour objet d’étude la prédiction de l’utilisation d’une technologie encore inconnue des utilisateurs ; c’est-à-dire une technologie que ces derniers n’ont pas encore eu l’occasion de mettre en pratique et de facto pour laquelle ils n’ont pas de représentation. Trois objectifs sont poursuivis dans ce travail. Le premier est la construction d’un modèle prédictif de l’intention comportementale d’utiliser les systèmes de transports intelligents coopératifs inconnus en convoquant les deux cadres théoriques que sont l’acceptabilité des technologies (e.g., Venkatesh et Bala, 2008) et la prédiction comportementale (Ajzen, 1991 ; Ajzen et Fishbein, 1973). L’un, focalisé sur le jugement de l’individu sur l’objet, implique la connaissance de cet objet. L’expérience antérieure et les attitudes envers des objets génériques et spécifiques connus proches de l’objet dont on souhaite prédire l’utilisation ont composé la première partie (A) du modèle. L’autre, focalisé sur le jugement de l’individu sur l’utilisation de l’objet autorise les individus à se projeter quant à la valeur attendue de l’utilisation et aux attentes sur les conséquences de cette utilisation (i.e., les origines des attitudes), à la pression de leurs proches et au contrôle qu’ils perçoivent de l’utilisation de la technologie inconnue. Ces déterminants ont composé la seconde partie (B) du modèle. Le deuxième objectif vise à tester, au cours d’une première étude, la structure factorielle de deux questionnaires relatifs à ces deux cadres théoriques A et B. Les résultats nous ont conduits à retenir un modèle en sept facteurs afin de le tester au cours d’une deuxième étude. Les résultats ont montré que l’expérience antérieure avec des objets génériques connus prédisait indirectement l’intention d’utiliser l’objet inconnu via une médiation par les attitudes envers les objets génériques, l’expérience antérieure avec les objets spécifiques et la valeur / attentes à l’égard de l’utilisation de l’objet inconnu. Les résultats ont également montré l’influence indirecte de la norme subjective et du contrôle anticipé de l’utilisation de l’objet sur l’intention via une médiation, là encore, par la valeur / attentes à l’égard de l’utilisation de l’objet inconnu. Le troisième objectif vise à relier l’intention d’utilisation avec l’utilisation réelle des systèmes de transports intelligents coopératifs en situation de conduite automobile. Ces derniers résultats, bien que ténus, ont montré que l’on pouvait réaliser cette prédiction lorsque les situations de conduite étaient adaptées à l’utilisation de la technologie (e.g., Theeuwes, 1993).Mots-clés: prédiction comportementale; acceptabilité des technologies; attitudes; intention comportementale ; comportement ; activité de conduite automobile.

Mots-clés : Prédiction comportementale, acceptabilité des technologies, attitudes, intention comportementale, comportement, activité de conduite automobile, systèmes de transport intelligent, technologie - aspect social, prédiction, appropriation


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Mis à jour le 28 juin 2018